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le rattachement de la Savoie à la France (1860) celle-ci ne possédait
aucune fortification : quelques forteresses médiévales et
les forts de l'Esseillon en Maurienne édifiés après
l'empire napoléonien par la monarchie sarde. Par décision
gouvernementale, l'État français mit en chantier plusieurs
fortifications afin de défendre les accès aux frontières.
Dans la Combe de Savoie des forts importants furent édifiés
: Montgilbert, Aiton, le Montperché, le Fort du Mont, le Fort du
Villard, l'Estal et le Fort de Tamié qui fut le plus important
avec ses 16 hectares et 1800 m d'enceinte.
es
travaux débutèrent en 1876 et durèrent 5 années.
600 ouvriers travaillèrent à ce chantier titanesque : mineurs,
tailleurs de pierre, terrassiers, maçons, tous d'origine italienne
spécialistes en la matière. Une route stratégique
reliant Mercury à Tamié par la Roche et le Collet fut construite
spécialement. Très bien dessinée et avec une pente
très régulière elle permit le transport des lourdes
pièces d'artillerie tirées par des chevaux et mulets depuis
l'arsenal d'Albertville.

e
concepteur de ces fortifications était le Général
Séré de Rivières, Polytechnicien d'origine. Le
sol français du Jura à la Méditerranée porte
la trace de ses nombreuses réalisations.
'intérêt
stratégique du fort réside dans sa position géographique,
surveillance de toutes les directions, défenses des voies d'accès
: Albertville et ses ponts, le Vallon de Tamiè et la direction
de Seythenex. C'était un véritable réduit du camp
retranché d'Albertville et centre de résistance. Son enceinte
englobe plusieurs positions de batteries d'artillerie dissimulées
dans les replis de terrain. Les calibres de ces pièces étaient
de 95, 120 et 155 ; orientées dans toutes les directions. La
troupe est abritée dans des casemates, cavernes creusées
dans le roc.

ors
période d'occupation par la troupe, le fort est gardé par
un couple de gardien civil, logé dans un coquet pavillon construit
à cet effet au centre du fort.
n
1939, le fort est à nouveau armé et occupé par la
troupe. Après l'armistice de 1940, il est définitivement
désarmé et non gardé. Il fut l'abri de la résistance.
En 1944 quelques obus tirés par l'armée allemande depuis
Albertville sur des silhouettes qui se profilaient sur les remparts ne
blessèrent personne et ce fut la seule fois que le bruit du canon
se fit entendre sur ce fort.
endant
deux décennies, le fort fut livré au pillage et au vandalisme
; le pavillon du gardien fut démonté pièce par pièce,
les grilles, portes, fenêtres, pierres de taille et même les
paratonnerres disparurent. Les militaires du pénitencier d'Albertville
achevèrent de démonter le peu de matériel qui subsistait
encore. Les hommes et les intempéries laissèrent le fort
dans un bien triste état.

'administration
le mit alors en vente. Un syndicat intercommunal fut créé
en 1967 regroupant les communes d'Albertville, Gilly-sur-isère,
Mercury, Plancherine, Verrens-Arvey, Tournon, Cléry et Frontenex.
Ce syndicat eut vocation d'acquérir le fort et de l'aménager.
L'acquisition
fut réalisée en 1968, cette partie du patrimoine local fut
préservée.
ivers
projets furent envisagés dont un village de vacances, mais devant
le caractère particulier de relief de ce site, celui-ci fut abandonné.
Le syndicat intercommunal décida de l'ouvrir au public.
et
admirable site de 16 hectares comprenant des arbres et une flore remarquables
sont maintenant à votre disposition. Des travaux importants d'aménagement
ont été réalisés : restauration partielle
des remparts, route d'accès, parking, eau, électricité,
sanitaires, table d'orientation, etc...
ous
sommes heureux de vous le présenter aujourd'hui, nous vous souhaitons
une bonne visite.

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